Pour ce projet, nous nous sommes occupés à la fois de la production et de la pose du parquet.

Pour répondre aux souhaits du client, nous avons opté pour un parquet résistant, dans un riche ton brun, posé à la fois en bâton rompu au rez-de-chaussée et en lames droites au premier étage et à l’étage inférieur.
La maison est spacieuse, avec de grandes pièces, en particulier au rez-de-chaussée, ce qui a permis l’installation de planches de parquet très larges, créant un effet spectaculaire sans « rétrécir » visuellement les volumes. De plus, les dimensions généreuses des lames en bâton rompu posées au rez-de-chaussée confèrent un aspect résolument moderne et élégant, tandis que le motif bâton rompu lui-même évoque une atmosphère plus classique et raffinée.
Pour obtenir ces tons bruns riches et nuancés, un chêne thermotraité, chauffé à 170 °C, a été utilisé. Ce procédé confère au bois une teinte naturelle brun moyen à foncé, agrémentée de légères variations entre les lames, qui préservent un aspect authentique et vivant. Le bois sélectionné est un chêne rustique, intégrant des nœuds de taille moyenne, limités à 35 mm de diamètre. Cette caractéristique, combinée au traitement thermique, donne au parquet un rendu chaleureux, équilibré et naturellement varié.
Par ailleurs, compte tenu de la présence d’un grand chien et de jeunes enfants, le sol devait répondre à des exigences élevées en matière de résistance. Afin d’optimiser sa durabilité, plusieurs critères ont été pris en compte :

La première étape a consisté à rendre le support suffisamment propre et parfaitement plan afin de pouvoir poser le parquet en chêne.
Au rez-de-chaussée, il a d’abord fallu retirer l’épaisse couche de ciment de carrelage encore présente après la dépose de l’ancien carrelage de la cuisine. Pour cela, un disque abrasif en laiton, monté sur une machine à brosse rotative, a été utilisé.
Ensuite, afin d’assurer une base plane et lisse pour la pose du nouveau revêtement de sol, un produit autonivelant a été appliqué puis laissé à sécher pendant 24 heures, le temps nécessaire à l’évaporation de l’humidité. Une fois sec, le disque en laiton a été repassé sur la chape obtenue afin de garantir une adhérence optimale de la colle.
La colle utilisée est une colle polyuréthane (PU) de haute qualité, offrant une adhérence maximale tout en permettant au sol en bois de se dilater et de se contracter en fonction des variations d’humidité. Cette élasticité limite ainsi les risques de fissuration ou de rupture du bois sous contrainte.
À l’étage inférieur, une attention particulière a été portée à une zone dépourvue de structure en sous-face. En effet, dans les bâtiments anciens, la proximité de la chape avec le sol naturel peut entraîner une remontée d’humidité plus importante. Dans ce cas précis, une barrière anti-humidité a été appliquée et laissée à sécher avant de procéder à la pose du parquet.

D’autres tâches clés ont consisté à vérifier que le sol était globalement bien plan, puis à niveler localement la chape lorsque cela s’avérait nécessaire. Selon les zones, cela a été réalisé soit par l’application d’un produit autonivelant pour combler les creux, soit à l’aide d’un disque abrasif en laiton dans les zones légèrement surélevées, situation fréquente en périphérie des pièces.
Par ailleurs, les seuils de porte ont été anticipés et positionnés légèrement au-dessus de l’épaisseur finale du parquet, afin de permettre le passage des lames sous les cadres de porte et d’obtenir une finition nette et soignée.
Pour débuter la pose du parquet en chêne à bâtons rompus, une ligne de référence a été définie dans la pièce principale du rez-de-chaussée, en tenant compte de l’équerrage des murs. Cette étape est particulièrement importante dans les bâtiments anciens, où les murs ne sont pas toujours parfaitement parallèles sur toute la longueur de la pièce.
Cette ligne a servi de point de départ et a conditionné l’alignement de l’ensemble du revêtement de sol du rez-de-chaussée. Une grande précision est requise à ce stade : un décalage de seulement un ou deux millimètres au départ peut entraîner un désalignement visible à l’autre extrémité d’une pièce de grande longueur.
Une fois la première rangée posée et la colle suffisamment sèche, le parquet a été installé lame par lame, puis rangée par rangée, avec un soin particulier apporté au respect des joints de dilatation, laissés à une distance minimale de 7 mm en périphérie. Ces espaces ont ensuite été dissimulés par la pose de plinthes, assurant une finition propre et durable.

Généralement, le sol a été posé dans toutes les pièces sans découpes et sans seuils de porte, ce qui crée une belle sensation d’espace et de continuité. À la jonction avec le carrelage de la salle de bain, des coupes droites ont été réalisées et une fine bande de silicone, assortie à la couleur du parquet en chêne thermotraité, a été appliquée entre le bois et le carrelage afin de minimiser les risques d’infiltration d’eau sous le parquet.
En termes de format, des planches en bâton rompu de 21 cm de large ont été utilisées au rez-de-chaussée, soit une largeur nettement supérieure aux lames de 10 ou 12 cm que l’on trouve habituellement pour ce type de pose. Des planches droites classiques ont été posées aux étages inférieur et supérieur afin d’apporter un aspect moins formel, tout en conservant la même finition que le parquet en bâton rompu, assurant ainsi une continuité visuelle et une sensation d’espace dans l’ensemble de la maison.
Une fois le sol posé dans toutes les pièces, les plinthes ont été vissées aux murs. Bien que leur fonction principale soit de masquer les joints de dilatation, elles apportent également une touche d’élégance, particulièrement lorsqu’elles sont plus hautes et dotées de moulures. Pour ce projet, des plinthes blanches ont été choisies afin de renforcer la sensation d’espace et de modernité.
Au rez-de-chaussée, un seuil sur mesure de 2,2 cm a été réalisé pour compenser la différence de niveau entre le nouveau parquet en bâton rompu et l’ancien sol du couloir d’entrée, conservé dans le cadre de la rénovation. Ce seuil a été posé avec un différentiel variable, en raison d’une variation significative des niveaux finis sur toute sa longueur.
Si vous avez un projet dans la région de Vevey, Lausanne ou ailleurs en Suisse romande, n’hésitez pas à nous contacter pour un devis gratuit et sans engagement. Nous pouvons fournir votre parquet et assurer la pose grâce à notre équipe de parqueteurs hautement expérimentés.